22/08/2012

Chercher des cailloux

Hier matin, scotchée par la chaleur devant mon petit déjeuner et les informations moyennement joyeuses de rentrée, je suis tombée sur des images du petit robot Curiosity, un bijou à 2.5 milliards de dollars quand même, qui cherchait ... des cailloux.
Comme tout le monde, tout ce qui touche à la conquête spatiale m'a toujours attirée. Les fusées, l'homme qui marchait sur la lune et autres navettes. La beauté de l'espace, 2001 l'Odyssée au cinéma, les photos magiques de notre planète. De quoi rêver du futur et de la vie ailleurs.
Ca doit venir de l'âge, je suis toujours étonnée par ce mélange pointu de technologie et de poésie que représente ce besoin d'aller chercher ailleurs mais je me pose plus de question.
A quoi ça sert vraiment ?
Qu'est ce qu'on recherche ?
Quelqu'un m'a parlé d'énergie fossile ce matin.
Interessant mais le tuyau pour approvisionner le pétrole de là-bas si jamais on en trouve devra être sacrément long.
La vie ? On sait depuis belle lurette que les martiens n'existent pas.
Désolée Bradbury, ça aura été pourtant bien marrant de trouver des voisins là-bas.
La possibilité d'y vivre ? Tiens ça pourrait résoudre le problème des Roms.
Au rythme où on est en train de bousiller la planète, il va sans doute aussi falloir trouver une solution de remplacement pour nos descendants.
Trouver un début de solution dans les cailloux en attendant ?
Pourquoi pas.
Chacun son but, chacun son caillou.
Celui de mon père c'était l'associatif et le football.
La pétanque sur ses vieux jours.
Il nous a quitté il y a 10 jours, j'ai embrassé son front glacé avant qu'on referme son cercueil et je lui a promis que je continuerai d'une façon ou d'une autre à chercher mes cailloux.
Pas besoin d'être un robot sur la planète Mars.
Vraiment pas besoin oui.
Et c'est bien plus simple que de vouloir décrocher la lune.
Même si, au bout du compte, on n'est jamais sûr qu'on trouvera quelque chose.

10/08/2012

Pour écrire un seul vers

« Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. 
Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas (c’était une joie faite pour un autre), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. 
Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. 
Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. 
Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. 
Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. 
Car les souvenirs ne sont pas encore cela. 
Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers. »

Les Cahiers de Malte Laurids Brigge de Rainer Maria Rilke.

 Photo Sylvie Stéfani


Il est des textes qui résonnent en nous une fois qu'on les a lus.
Celui là en fait partie pour moi.
En ce moment, il me parle encore plus que d'habitude, sans doute parce que je brasse quelques souvenirs et que je ne me sens pas encore capable d'écrire un ou plusieurs vers.
Parce que la poésie est partout en nous, qu'il faut la voir et la sentir dans tous les petits gestes de la vie quotidienne, dans le regard des autres et même dans les tâches professionnelle.
Incurablement romantique ? On a les faiblesses qu'on peut.

Et vous, y a-t-il un texte qui vous fait ressentir ça ?

P.S. Parce que vous êtes sympa, le voici dit par Michel Aumont, accompagné par la musique de Benjamin Biolay, extrait du film Pour Clara.
Bon week-end
.


08/08/2012

La jeunesse est une maladie dont on ne guérit jamais



Pendant nos vacances maltaises,nous avons cotoyé une jeune fille de 20 ans, fille d'un ami, pendant quelques jours.
Cette dernière, parlant de nous à son père, a dit que nous étions "des jeunes dans des corps de vieux".
La jeunesse est dure.
En même temps, je confirme.
On vieillit oui mais ce qui se passe dans le cerveau ne change pas beaucoup ou si peu.
Il n'y a que la maladie ou la souffrance psychologique qui peuvent nous faire perdre cette envie de vivre les choses à fond, de rire et d'évoluer.
C'est ce que je souhaite à tous les jeunes.
Tout en nous souhaitant de ne pas vieillir trop vite dans nos corps.
Il y a encore tant d'univers à explorer,  de levers de soleils à admirer.
Et de projets à faire avancer.
Photo : Lisette Model
P.S. Cherche bon chirurgien esthétique sur Lyon (pas trop cher si possible)

01/08/2012

Ma révolution numérique du moment


C'est marrant comme les choses évoluent avec la technologie en général et le web en particulier.
L'arrivée de la tablette dans notre foyer à changé beaucoup de choses.
Mon accès au web et aux différents réseaux sociaux que je fréquente pour commencer.
Les applications photos qui me permettent d'améliorer ces dernières.
Et puis la lecture.
Ca a commencé l'année dernière.
Avant de partir en Argentine, j'ai téléchargé un guide du pays.
Au lieu du bouquin habituel, je suis partie avec la tablette et tout ce qui me fallait dessus.
Et j'ai bien aimé.
Ensuite, il y a eu la presse. J'ai prix un abonnement à Télérama (décidément on ne se refait pas) et à Polka (mon magazine photo préféré) qui m'ont offert de me les fournir en version papier qui se balade sur la table du salon et en version numérique Ipad que je peux consulter partout où je vais.
J'ai vraiment bien aimé aussi.
La denière phase a concerné les livres.
J'ai calculé qu'il y avait bien une dizaine de bouquins que j'avais envie de lire cet été.
J'ai également calculé le poids et l'encombrement de ceux-ci dans ma valise.
J'ai calculé finalement cet encombrement dans ma tablette (je ne parle même pas du poids).
La décision a été vite prise, j'ai téléchargé.
Même pas 10 secondes montre en main le livre.
Autour de moi, tout le monde me dit que le plaisir de la lecture est aussi celui de toucher le papier.
Mais oui. Mais non. Le plaisir de la lecture est le plaisir de la lecture, quel que soit le support.
En plus, chez Apple, quand vous tournez la page, celle-ci a un joli mouvement, comme si c'était une vraie page.
Mais oui. Mais oui.
Je présente mes plus plates excuses auprès de mes libraires préférées (en particulier celle de l'avenue des Frères Lumière) mais ça y est je suis accro à la lecture numérique.
Je continuerai bien sûr à acheter des livres papier mais plutôt des livres sur l'art ou les voyages.
Bref des beaux livres qu'on peut laisser ouverts sur la table, juste pour le plaisir de le regarder en passant.
Photos, peintures, poésies etc...
Je reviens vite pour vous parler de mes voyages de cet été. Deux iles si différentes et pourtant si proches. Malte et l'Irlande. Deux belles découvertes et quelques photos en souvenir.
Et puis peut être aussi vous parler de mes lectures. Qui sait.

Photos : Sylvie STEFANI

03/07/2012

Le dico des blogueurs et autres fariboles photographiques

Je vivais tranquillement ma vie de blogueuse en semi-retraite quand je remarquais que l'ami Bembelly s'était subitement lancé dans la préparation de la très grande encyclopédie en 50 volumes du langage des blogueurs. Vous imaginez qu'en plein début du mois de Juillet et à quelques jours de congés largement bien mérités cette année pour cause de campagnes en tout genre, je ne vais pas le suivre dans cette voie. Je le remercie juste de m'avoir placée à la lettre T. Je suggère, en juste retour des choses, qu'on le place à la lettre B, entre Balmeyer et Bière, de grands incontournables de la blogosphère.

Je vais me remettre à la préparation de mes valises et vous propose, comme Sabrina, quelques Instragrams des semaines passées. Histoire de montrer qu'il y a une vie en dehors du web et que cette vie, passée au filtre magique, est faite de petits moments très très sympas qui te font oublier momentanément que le bonheur est pourtant si fragile.


Fourvière vue du Quai St Antoine,
tous les saints du paradis protègent les lyonnais.


Je suis devenue très flower power
depuis que j'ai un balcon
et j'aime ça
Le geranium est une plante facile à vivre
d'où son grand succès surtout pour les nuls
en jardinage dans mon genre.

Aujourd'hui ma fille à 28 ans.
Que dire de plus ? si ce n'est que le temps
passe à une vitesse pas possible...


Dimanche dernier il a plu
(au cas où personne ne l'aurait remarqué)

Pour nous consoler de la pluie, j'ai préparé
une dorade en croute de sel
comme au bord de la mer

Soirée musicale de fin de saison à
la MJC Monplaisir, un endroit où il fait bon aller.

Des amis ont la vue sur le crayon de leur balcon.
Le 2ème symbole de Lyon après Fourvière, sauf
qu'il n'y a pas de saints dans la Tour.
Ou alors ils sont bien planqués.

Mermoz, 8ème sweet 8ème,
les travaux continuent, le quartier s'organise petit à petit.

Combas
It's only rock n'roll and I like it.

Combas
un bouquet de jambes dans un pot de fleur.

On dit quand je fais mes emplettes
Que j'paye pas c'que j'achète
C'est vrai
On dit partout et l'on répète
Que j'lâche pas mes pépettes
C'est vrai
Mais si elle faisait comme moi pour sa galette
Marianne n'aurait pas un budget aussi bas
Et si l'on mettait à la tête des finances Mistinguett
On en serait pas là !

Combas


Get up
get up
get up
get on up
stay on the scene
get on up
like a Sex Machine.
Get on up
get up
Shake your arm
then use your form.
Stay on the scene like a Sex Machine.
You gotta have the feeling
sure as you're born.

La crevette, est traditionnellement donné
à un ensemble de
crustacés aquatiques, essentiellement marins
mais aussi dulcicoles, autrefois regroupés dans le
sous-ordre des
« 
décapodes nageurs », ou Natantia
Aliment essentiel chez nous le décapode nageur,
surtout le samedi midi.

On s'est déguisé et on a bien dansé à Mermoz.
La petite devant n'est pas une décapode nageuse
mais une petite fille issue de l'immigration vivant dans
une cité à qui l'ascenseur social sera bien utile.

Une certaine idée de la France qui en fait enrager
plus d'un ! Anne, Najat et Mamadou derrière.
Moi j'aime en tout cas, c'est celle que j'ai choisie et
pour laquelle je me bat depuis toujours.

A bientôt. Ou pas.




21/06/2012

La radio des blogueurs saison 3 le retour

 


Oh my God, nous sommes déjà le 21 juin ! C'est l'été. C'est la fête de la Musique.
C'est magique quoi. J'en profite pour sortir de ma retraite de blogueuse politique (bien méritée quand même) (on a gagnéééé) pour participer au lancement de la nouvelle radio des blogueurs.
Je vais commencer par te rappeler le principe si tu veux participer : (je te tutoie, ça ne te dérange pas ?)
  • Tu choisi ta chanson de l'été (ça peut être une chanson que tu écoute en ce moment, un groupe qui joue du coté de chez toi, ou une chanson qui a accompagné un de tes Etés précédents)
  • Tu fais un beau billet sur ton blog avec :
  • Un lien vers ta chanson de l'été (ou une video youtube de la chanson)
  • une copie de la règle du jeu
  • Un lien sur ce billet (çà simplifiera la tache de Lolo pour retrouver ta participation)
  • Une liste de deux ou trois blogueurs que tu souhaites tagger dans cette chaine pour qu'a leur tour il nous proposent leur chanson de l'été.
Ensuite, à partir de la semaine prochaine, le player de radio va commencer à diffuser. tu pourras donc écouter la radio des blogueurs :
En ce qui me concerne, le choix a été facile vu que j'écoute son album en boucle depuis le début de la semaine. Le retour de ce bon vieux Bobby Womack après 18 ans de silence c'est rien que du bonheur comme ils disent dans la télé-réalité.

Je refile le bébé à Arnaud qui explique les origines de la fête de la musique), à Eric , à Romain (même si je sais qu'il est un peu occupé du côté du Faubourg St Honoré en ce moment) et je retourne à ma béatitude.

Bonne journée.



07/06/2012

Ray Bradbury is dead

"Le plaisir d'incendier !
Quel plaisir extraordinaire c'était de voir les choses se faire dévorer, de les voir noircir et se transformer.
Les poings serrés sur l'embout de cuivre, armé de ce python géant qui crachait son venin de pétrole sur le monde, il sentait le sang battre à ses tempes, et ses mains devenaient celles d'un prodigieux chef d'orchestre dirigeant toutes les symphonies en feu majeur pour abattre les guenilles et les ruines carbonisées de l'Histoire.
Son casque symbolique numéroté 451 sur sa tête massive, une flamme orange dans les yeux à la pensée de ce qui allait se produire, il actionna l'igniteur d'une chiquenaude et la maison décolla dans un feu vorace qui embrasa le ciel du soir de rouge, de jaune et de noir.
Comme à la parade, il avança dans une nuée de lucioles. Il aurait surtout voulu, conformément à la vieille plaisanterie, plonger dans le brasier une boule de guimauve piquée au bout d'un bâton, tandis que les livres, comme autant de pigeons battant des ailes, mouraient sur le seuil et la pelouse de la maison. Tandis que les livres s'envolaient en tourbillons d'étincelles avant d'être emportés par un vent noir de suie.
Montag arbora le sourire féroce de tous les nommes roussis et repoussés par les flammes.
Il savait qu'à son retour à la caserne il lancerait un clin d'oeil à son reflet dans la glace, à ce nègre de music-hall passé au bouchon brûlé. Plus tard, au bord du sommeil, dans le noir, il sentirait ce sourire farouche toujours prisonnier des muscles de son visage. Jamais il ne le quittait, ce sourire, jamais au grand jamais, autant qu'il s'en souvînt. "

Farenheit 451
Les premières lignes...
Pour celui qui avec beaucoup d'autres écrivains de science fiction a accompagné toute ma jeunesse.
Bye Ray, see you later.



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Et toi tu lis quoi ?

Je regarde en replay l'émission sur le Livre préféré des Français : il s'agit d'un livre de Sophie Grimaldi intitulé Il est gran...