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09/02/2010

Besson est-il un homme heureux ?

Je sais, ma question peut paraître incongrue mais c'est l'idée qui m'est venue à l'esprit ce matin en lisant les nouvelles concernant le grand débat qui a fait pchittt.
A quoi pense un homme le matin en se rasant quand comme lui on a trahi famille et amis par opportunisme, pensant trouver l'occasion de se mettre enfin en valeur.
Dans l'intérêt du pays semble-t-il.
Mais cet intérêt mérite-t-il qu'on y sacrifie son âme ?

22/01/2010

Le calvaire de la carte d'identité nationale


Le sujet est venu sur le tapis à cause d'Anne Sinclair qui a relaté ses mésaventures sur son blog.


Je dois avouer que j'ai eu le même problème il y a deux ans.
Juste après mon élection, j'ai décidé de faire refaire ma carte d'identité qui était périmée, trouvant que ça la fichait mal pour une élue.
Je prépare donc mon dossier comme je l'avais fait à chaque renouvellement et me présente à la Mairie avec mon dossier complet, photos, extrait de naissance etc...
La petite dame chargée de l'Etat Civil regarde mes papiers et me signale qu'étant née en Tunisie, je devais fournir un certificat de nationalité française.
Vous imaginez mon étonnement.
Ca faisait plus de 50 ans que j'étais française et personne ne s'était avisé jusque là de me demander de le prouver.

20/01/2010

A propos du débat sur l'Identité Nationale


Lors du Conseil d’Arrondissement du 13 janvier 2010 en Mairie du 8ème, a été mis aux voix un projet de délibération concernant la signature d’une convention de partenariat entre la Ville de Lyon et la HALDE.
Lyon a adopté en juin 2002 la Charte Européenne des Droits de l’Homme dans la Ville et mène  depuis une politique en faveur de l’Egalité à différents échelons tant au sein des services municipaux que des quartiers et des acteurs locaux, ainsi qu’au niveau national et européen.
Il s’agit donc aujourd’hui de renforcer l’action en s’engageant dans un partenariat avec la Halde qui permettra d’étudier les moyens de renforcer la prévention des discriminations dans l’accès aux services assurés par la Ville et dans leurs relations avec les usagers.
A cette occasion, le 1er adjoint, Philippe Tournebize, nous a lu la déclaration suivante, que je produis dans sa totalité  avec son plein accord.

13/11/2009

Proust et HLM

Ce matin en partant au travail, j’écoutais ma madeleine à moi.
Vincent Josse sur France Inter.
Il était question de la vente Bergé-St Laurent.
Les meubles de leur propriété de Deauville vendus au profit de la recherche contre le SIDA.
Pour se sentir bien, St Laurent avait voulu que cette maison soit décorée dans le style Proust.
Luxe Calme et Volupté.
C’est important un beau décor.
Ca nourrit l’intellect.
Il faut toujours soigner son cadre de vie.
Au moment où j’écoutais cela, je traversais le quartier Mermoz.
Un coin de l’arrondissement rempli de logements sociaux coincés entre l’autopont d’où déboulent chaque jour des centaines de voitures (dont la mienne), coupé en deux par l’avenue du même nom.
La réhabilitation du quartier est prévue.
Elle a même commencé.
Les habitants sont des gens qui n’ont pas les moyens de se payer du beau.
Bien contents d’avoir un logement même moche.
Leurs meubles doivent venir de la grande surface du coin.
Quand ils s’écroulent dans leur fauteuil après une journée de travail ou de chomage, c’est selon, ils n’ont pas de toiles de maître en face d’eux histoire de se nourrir le cerveau.
La télé sans doute avec une antenne parabolique pour voir les chaînes de là bas.
Ces habitants sont souvent des français venus d’ailleurs.
La morale de cette histoire ?
J’en ai pas en fait.
Juste demander à ceux qui vont s’occuper de remettre ce quartier en état de penser à y mettre beaucoup de rose.
La couleur préférée de Proust.
Ca permettra peut être de mettre un peu de poésie et de beauté dans la vie de ceux qui n’en n’ont pas.
Tout simplement.
Et leur donner aussi peut-être  l'occasion de se sentir un peu plus français.

29/10/2009

Dans quel état j'erre...

Les grands esprits se rencontrent. L'idée de dire quelle est mon identité avait commencé à germer dans mon esprit quand j'ai vu que Mrs Clooney et Nicolas l'avaient déjà  eue.
.
Alors qui suis-je et d'où viens je ?
Je suis née en Tunisie. A Gabès exactement.
Ma mère est parisienne à 4 générations à ce qu'il parait.
Mon père italien depuis toujours.
Si on gratte du côté de ma mère, on s'aperçoit que mon arrière-grand-mère Louise s'appelait Sarah en deuxième prénom et sa soeur Georgette, Rachel.
Pourtant je suis catholique non pratiquante tendance agnostique.
J'ai grandi à Paris.
Je me suis mariée à Versailles avec un homme d'origine espagnole par son père et lyonnaise par sa mère.
J'ai eu deux enfants avec cet homme qui portent en eux toutes ces terres lointaines.
J'ai divorcé et me suis retrouvée à Lyon il y a 10 ans après un cours passage en Savoie où je ne suis pas trouvée bien. Sans doute que l'identité savoyarde, si toutefois il en existe une, ne me convenait pas.
A Lyon j'ai retrouvé mes bases. Mais je ne sais pas définir ce que peut être l'identité lyonnaise.
Mon ex-mari est parti s'installer à La Réunion et a épousé une malgache.
Mon fils est parti s'installer à La Réunion et vit avec une réunionnaise.
Ma fille est fiancée à un garçon mi-réunionnais, 1/4 français et 1/4 vietnamien.
Je n'ai jamais mis les pieds sur cette île et je suppose que tous ces liens sont le fruit du hasard.
Quand j'aurai des petits enfants, ils seront tous bruns sans doute.
Je suis socialiste.
Je suis élue.
Elue par des français d'origines toutes aussi diverses et variées.
Mes collègues Albertine et Anne-Rose viennent d'Afrique.
Mes collègues Hafida, Naïma et Karim viennent du Maghreb.
Tous sont français comme moi et élus de la République.
Pour faire refaire ma carte d'identité l'an dernier, il a fallu que je prouve ma nationalité.
Etre né à l'étranger de parents français c'est pas une preuve.
Mon chien est normand.
Mon chat est lyonnais.
Mes fringues sont fabriquées en Chine, Tunisie, Turquie etc...
Une partie des objets qui sont chez moi aussi.
Je mange international.
On m'a nourrie au couscous dès le berceau, j'adore les épices et les parfums d'orient.
Je bosse international.
Je travaille dans une entreprise française mais j'exporte aux 4 coins du monde.
Je parle anglais et espagnol.
J'écris en sténo quand c'est nécessaire.
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Je pourrais continuer longtemps comme ça. Inventaire à la Prévert mais je n'ai pas de raton laveur.
Quand je me regarde dans la glace le matin, je pense que je suis pareille à des millions d'êtres humains. Je suis une terrienne. Je respire le même air qu'eux. J'ai les mêmes besoins. Manger, dormir, me reproduire. Vivre quoi.
Je ne vois aucune différence entre eux et moi si ce n'est que nous n'habitons pas les mêmes pays et n'avons pas les mêmes cultures. Moi j'ai sûrement eu un peu plus de chance que d'autres, j'ai vécu au bon moment et au bon endroit. Tant mieux. J'aime mon pays même si l'idée d'aller vivre ailleurs m'a effleurée de temps en temps.
En fait, avant tout, je me sens citoyenne du monde. Voilà c'est ça l'idée. Alors le débat sur l'identité nationale, autant vous dire que je m'en tamponne d'une force...

Photo : Claudine Doury http://www.claudinedoury.com/

Et toi tu lis quoi ?

Je regarde en replay l'émission sur le Livre préféré des Français : il s'agit d'un livre de Sophie Grimaldi intitulé Il est gran...